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Actualités
 extrait du site : www.securite-routiere.gouv.fr
La baisse des vitesses se confirme
Depuis 2000, grâce au déploiement du contrôle-sanction automatisé (CSA), au
dispositif du permis à points et au renforcement des contrôles par les forces
de l’ordre, le comportement des usagers de la route a évolué ; il se
traduit par une baisse régulière des vitesses sur les routes confirmée en
2006. Ainsi, la vitesse moyenne pratiquée de jour par les véhicules de
tourisme, tous réseaux confondus, atteint 82,2 km/h, marquant un recul de
8 km/h par rapport au pic observé en 2000.
Si le nombre de grands excès de vitesse des automobilistes (supérieur à 30 km/h
au-dessus de la limitation de vitesse) a été divisé par cinq depuis 2002, il
reste stable par rapport à 2005.
En dépit du recul tendanciel des vitesses sur les routes observé ces cinq
dernières années, le dépassement des limitations de vitesse, tous réseaux
confondus, reste un comportement trop répandu.
L’alcool devient le facteur numéro un des accidents mortels de la route
On observe en 2006 une augmentation du nombre de conducteurs qui circulent avec
un taux d’alcoolémie supérieur à 0,5 g/l d’alcool dans le sang.
Si le nombre d’accidents mortels où une alcoolémie illégale a été relevée
reste stable (28,4 % en 2006 contre 28,1 % en 2005), l’alcool
devient cependant le premier facteur d’accidents.
En 2006, 26,2 % des décès de la route sont attribuables à l’alcool
(26,3 % pour l’année 2005), soit plus de 1 200 personnes tuées.
La mortalité des jeunes de 15 à 24 ans continue de reculer,
mais reste préoccupante
Les résultats encourageants enregistrés pour la mortalité des jeunes de 18 à 24 ans
sur les routes en 2005 se confirment dans le bilan 2006. Celle-ci recule de 15,1 %
pour cette classe d’âge et, contrairement à l’année précédente, le
nombre de personnes tuées diminue également chez les jeunes de 15 à 17
ans (baisse de 13,5 % contre une hausse de 12,6 % en 2005). La
mortalité des jeunes de 18 à 24 ans reste toutefois préoccupante,
avec 1 037 victimes sur les routes.
Les motocyclistes restent vulnérables, mais leur accidentalité régresse
La mortalité des motocyclistes opère un recul sensible, avec une baisse de
12,7 % par rapport à l’année 2005, soit 112 personnes tuées
en moins. Cette catégorie d’usagers demeure toutefois surexposée au risque
routier, avec 769 victimes tuées en 2006. Alors qu’elle représente 1 %
du trafic en France, elle comptabilise 17 % des personnes tuées sur les
routes de France.
Encore 1 346 personnes tuées en ville
En 2006, les nombres d’accidents corporels et de victimes diminuent partout
mais plus en milieu urbain qu’en rase campagne.
Néanmoins, depuis 2002, le nombre de personnes tuées diminue plus fortement en
rase campagne (- 40,6 %) qu’en milieu urbain (- 35,3 %).
Le port de la ceinture de sécurité toujours en amélioration
Même si le taux de port de ceinture de sécurité à l’avant est de 97,2 %,
des progrès restent à réaliser à l’arrière : si 89 % des
enfants bouclent leur ceinture de sécurité à l’arrière, seuls 75 %
des adultes le font.
424 vies auraient pu être sauvées en 2006 si tous les occupants de
voitures avaient bouclé leur ceinture de sécurité, à l’avant comme à
l’arrière.
La France encore loin des meilleurs pays européens
En 2005, avec 88 personnes tuées à trente jours par million
d’habitants, la France se classe au 7e rang pour la sécurité routière.
Notre pays est donc encore loin des meilleurs européens. Des progrès doivent
notamment être réalisés pour diminuer la vulnérabilité des usagers de
deux‑roues motorisés qui encourent tout de même un risque 2,8 fois
plus élevé qu’en Allemagne.
Synthèse des chiffres définitifs du bilan 2006 pour la France métropolitaine :
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4 709 personnes tuées à
trente jours, soit - 11,5 % ;
-
102 125 personnes ont été
blessées, dont 41 869 hospitalisées plus de 24 heures, soit - 5,5% ;
-
80 309 accidents
corporels sont survenus, soit - 5 %.
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